2018...

 

"Être authentique, c'est se rapprocher de ce qu'on a toujours rêvé d'être". C'est en substance, une phrase d'un film d'Almodovar qui me parle depuis toujours. Mais comment ne pas souffrir quand on se rêve harfang des neiges alors qu'on est un héron ? 

Vaste programme donc ;)

Entre temps, Antre[s] participe à la journée pro de Chiny le 12 janvier, au milieu de plein de spectacles!

Et en rentrant, le 13 janvier, la manif contre le Secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration en Belgique - et à travers lui contre tout le système - battra son plein à Bruxelles.

Alors euh ben bonne année... A nous de l'"emmerveiller" !

 

Agenda

  • 16-17/04/18

    Janneman et Antr(e[s] au festival International d'Aldenbiesen (B)
  • 30/03/18

    Soirée poésie par les Crépusculaires à L'Harmonium (B)
  • 29/03/18

    Janneman à Chimay
  • 17-24/03/18

    23 avril, Antre[s] sera au Festival SISTAS, sur l'île d'Oléron (F): rencontres et débats sur ce qu'est être une conteuse aujourd'hui, sur l'initiative de Myriam Pellicane.

  • 10/03/18

    Chantier "Latence" avec Catherine Pierloz et Octavie Piéron lors des Histoires Provisoires à la Maison du Conte de Chevilly-Larue (Paris).
  • 08/02/18

    "Le prince-sepent" à l'Espace Delvaux (Bruxelles) dans le cadre du Festival Images Mentales
  • 29/01/18

    Soirée poésie des Crépusculaires à La Boutique Culturelle
  • 12/01/18

    "Antre[s]" à la journée professionnelle de Chiny

Mon "poème" du mois de janvier...

Vous retrouverez tous mes poèmes dans l'onglet "Ecrits"

18# Les voix

Des voix.

Des voix qui disent : 

" Il était meilleur que toi. Il aurait mieux valu que tu y restes toi, pas lui ".

Même dans mes rêves, même quand je dors.

Voix qui insistent. Parlent de plus en plus fort. M'écorchent les oreilles. Le cerveau. Laissent mon coeur en lambeaux.

" Tu ne le vaudras jamais. Il aurait été tellement ... parfait. Tu aurais dû lui laisser la place. Ta place. Egoïste que tu es."

Cauchemars. Sans fin et répétés.

Les voix ont raison.

Impossible que j'aie été seule, dans le ventre. Impossible.

Ce vide, ce manque, cette tristesse venue d'avant, de ce monde aquatique - oui les eaux me fascinent, encore, toujours, pour toujours.

Nous étions deux, c'est sûr.  Nous étions deux autrefois, si proches si proches.

Les voix me parlent, de toi, sans cesse.

Ce qui me manque n'est pas un amour, n'est pas un.e amant.e.

Qui me manque pour me sentir complète, que je cherche sans cesse à nouveau, pour être qui je suis. Une. Unie. Unique.

C'est toi.

Toi mort trop tôt. Toi, mon jumeau.

 

Julie Boitte | 05.01.2018 - Sur les jumeaux / Essai 1