Mon Antre

Enfin jouer une création solo pour adultes et ados au Festival Interculturel de Chiny!

Ô joie! C'est kitsh de le dire, mais c'est vrai!

C'est grâce à Benjamin Roiseux, jeune directeur du festival, qui ose, même si c'est "un spectacle qui ne fait pas l'unanimité". Encore plus contente donc! Même si c'est peut-être moi qui ne fais pas l'unanimité.. Sûre que  "Celle qui avait une plume", n'aurait pas fait l'unanimité non plus. Tant pis. Tant mieux. C'est la vie !

Ce qui est drôle, c'est que je viens d'emménager, dans un cottage anglais qui me plaît au plus haut point, pour me replonger dans "Antre[s]" avant ce 8 juillet!

Bonnes vacances !

 

crédit photo: Centre Culturel d'Enghien

Agenda

  • 16/09/17

    Balade contée avec Anne Borlée à Saint-Maixent (F)
  • 13/08/17

    Contes sur le plateau Avijl avec Roxane C'azorzi dans le cadre des Conteurs en Balade (B).
  • 10/08/17

    Festival de Capbreton (F) : "Figures de Proue" grâce à Myriam Pellicane, et aussi avec Matthieu Epp, Anne Borlée et Francis Désilets
  • 09/08/17

    Festival de Capbreton (F): Apéro-conte et spectacle pour tout-petits
  • 08/07/17

    Festival du Conte de Chiny (B): "Antre[s]"

Mon "poème" du mois de juillet...

ce mois-ci, ils sont deux, comme deux faces de Janus.

Vous retrouverez tous mes poèmes dans l'onglet "Ecrits"

11# Intimité

Terrifiante.

Etre qui on est et voir l'autre s'enfuir.

Se retrouver plus seul qu'avant.

Car avant, on ne savait pas.

Se jurer de ne plus jamais se dévoiler.

De n'être que stratégique. Observateur. Astrologue.

Car si l'on n'est pas Zeus, Léda meurt toujours de nous découvrir tel que l'on est.

Ne plus jamais croire.

Rester dans sa grotte.

Ermite misanthrope.

Que la moindre sortie soit vue comme une faveur. "Douceur".

Et non que le moindre retrait soit perçu comme une attaque. Personnelle.

Les chevaliers sont morts.

Etre léger c'est se barricader.

Alors, ne jamais dire la vérité.

Ne plus jamais croire vos yeux.

Ils sont un gouffre.

Je n'essaie plus de remonter.

Je suis un dragon.

Vous étiez prévenu pourtant.

Le monstre en moi grandit.

Vous avez peur. Et vous avez raison.

 

Julie Boitte | 30/06/17

 

12# Vous

Il faut qu'il soit bien accroché, le coeur. Pour ne pas s'égarer.

Décontenancée je suis -  et sans doute pas la seule.

Inassouvie aussi. Mais de quoi?

D'un désir indicible.

Comme si nous étions funambules hésitant sur le côté où pencher.

Comme si un ailleurs s'ouvrait, parfois. Un ailleurs rare, à apprivoiser, où se laisser mener, sans plus rien contrôler. Car rien ne se passe comme fantasmé.

Attirance irraisonnée. Encore toujours inexpliquée.

Romantique au sens tragique, invétérée, je crois que "quelque chose" se passe.

Troublée. En déséquilibre. Encore. Et sans doute pas la seule - c'est peut-être ça qui est inédit.

Je déteste les matins. Vous le saviez déjà. Parce qu'il me faut trouver une façon de vous quitter. Et je ne sais pas.

Ne vous méprenez pas. Sur moi, sur ces méchants dont vous croyez que je m'amourache, sur cette vie dont vous pouvez pourtant être assuré que je ne l'abandonnerai pas.

"Nous" existe étrangement.

Avec des sentiments.

Bulle rare. Précieuse parenthèse.

Une île sur la mer de nos stabilités choisies.

Pouvons-nous prendre soin - de cette possible intimité, dessinée, peu à peu ?

Vous êtes effrayé.

Je ne veux pas mourir sans être allée au bout. De qui je suis. De qui nous sommes. Chacun et avec l'autre.

Je ne suis pas déçue. Je suis intriguée.

Moi, autrefois votre très chère.

Vous, mon - (im)possible - am(our)ant.

 Julie Boitte | 28/06/17