Rentrée

 

L’été s’est magnifiquement terminé avec l’enregistrement studio, grâce à #1060fréquences au Centre Culturel Jacques Franck à Bruxelles, d’un morceau présent sur « Dis-toi que ton coeur est celui d’une bête sauvage », de notre duo électro-poétique « Les Candides » avec Ricardo Depine. Depuis, nous avons joué chez l’habitant et ce n'est pas fini!

Entre-temps, je me suis reconnectée au Collectif Zero en résidence à Chiny pour plonger dans la vibration à plusieurs.

Et en ce moment, je prépare la tournée au Québec : à Sherbrooke en compagnie de Myriam Pellicane, Didier Kowarsky et Frédéric Naud, et à Montréal lors de Dimanches du Conte ;)

Bel automne !

 

Photo souvenir du festival de Trois-Pistoles 2016 chez le merveilleux sculpteur Luc Malenfant.

 

 

Agenda

  • 28/09/2019

    "Dis-toi que ton coeur est celui d'une bête sauvage" du duo Les Candides avec Ricardo Depine, chez l'habitant
  • 13/10/2019

    Les Dimanches du Conte de Montréal - QC - CANADA
  • 17/10/2019

    Participation au spectacle d'ouverture du Festival Les Jours Sont Contés - Sherbrooke QC CANADA
  • 20/10/2019

    "Bizarreri.e.s" spectacle en duo avec Frédéric Naud lors du Festival Les Jours Sont Contés - Sherbrooke QC CANADA
  • 23/10/2019

    "Celle qui avait une plume" lors du Festival Les Jours Sont Contés - Sherbrooke QC CANADA
  • 25/10/2019

    "5à7" au bistro en compagnie de Didier Kowarsky lors du Festival Les Jours Sont Contés - Sherbrooke QC CANADA
  • 26/10/2019

    "Intruses" spectacle en duo avec Myriam Pellicane lors du Festival Les Jours Sont Contés - Sherbrooke QC CANADA
  • 27/10/2019

    Participation au spectacle de clôture avec Myriam Pellicane, Didier Kowarsky et Frédéric Naud lors du Festival Les Jours Sont Contés - Sherbrooke QC CANADA

Le Poème du moment

Les poèmes précédents se retrouvent dans l'onglet "Ecrits"

26# Sorcière

 
Les sorcières n'ont pas d'amoureux.

Des amants oui, parce qu'il faut bien décharger cette énergie.

Qu'elle ne se transforme pas en RAGE. Destructrice. Parce que CestTellementTropLaBêtiseHumaineQu'onNePeutPlusAvoirNeSeraitce                                              Qu'uneOnceDeBienveillance -Personne ne peut. Personne de lucide.

 

Les sorcières n'ont pas d'amoureux.

Ah si, bien sûr, il y a toujours ceux qui tombent en amour parce qu'ils sont fascinés.

Par leur corps d'abord. Par leur audace éventuellement.

Mais d'abord parce qu'ils s'imaginent les dominer, enfin. Et parce qu'ils croient qu'ils vont les sauver. Bien sûr. Avant de les museler. Pour l'éternité.

 

Les sorcières n'ont pas d'amoureux.

Même si c'est vrai, au début, elles auraient aimé. Même si c'est vrai au début elles l'ont souhaité, elles ont essayé.

Car au début, elles ouvraient encore leur coeur avec sincérité.

Car elles avaient cru - de par une lointaine aïeule qui l'avait tant répété - qu'elles se devaient d'être authentiques. 

Au départ elles avaient tout bien fait comme on leur avait dit. Tout. Plus que tout. Bien. Très bien. Plus que très bien. Mais, ça n'était jamais assez. Jamais assez. Jamais assez bien.

A demi-mots tous.tes leur disaient qu'elles étaient défaillantes, manquantes. Que n'importe qui ferait mieux qu'elles. Tellement mieux qu'elles. Et sans rechigner.

Alors à un moment elles ont juste cessé de pleurer. A un moment elles ont juste arrêté de s'illusionner. Et elles n'ont plus pu faire confiance à personne. Parce que personne n'est toujours digne de confiance.

Et elles ont juste su qu'elles ne pourraient jamais plus baisser la garde. Plus jamais baisser la garde. Jamais. Avec qui que ce soit. Quelles que soient les promesses. Quelles que soient les paroles. Car non, une fois que les yeux sont dessillés, on ne peut plus, se confier.

Les sorcières n'ont pas d'amoureux.
 
Les sorcières n'ont pas d'amoureux.

 

août 2019 | Julie Boitte