Dehors

 

Sortir de l'endormissement, du vent qui souffle sur les arbres nus et brûler Bonhomme Hiver. Lumière please !

Alors jouer, pour éclairer la vie.

Du "Prince Serpent" lors du festival Images Mentales à Bruxelles, à "Comme un animal" en travail à Bar-Le-Duc, retrouver le contact à la terre, les appuis du sol, s'aérer le cerveau, et quitter cet enfermement... Ah pardon, les trucs nébuleux sont réservés au poème, plus bas ✨ Donc : spectacle, fin d'hibernation et résidence.

Et puis, que les rôles soient inversés !  Mettons un masque, puisqu'il en faut un pour dire la vérité :  c'est Carnaval non ?

Bon mois de février ! 

photo: "Le prince-serpent" avec Christian Marchal lors du Festival Voix de Femmes en octobre 2017

 

Agenda

  • 16-17/04/18

    Janneman et Antre[s] au festival International d'Aldenbiesen (B)
  • 30/03/18

    Soirée poésie par les Crépusculaires à L'Harmonium (B)
  • 29/03/18

    Janneman à Gent
  • 18-24/03/18

    23 avril, Antre[s] sera au Festival SISTAS, sur l'île d'Oléron (F): rencontres et débats sur ce qu'est être une conteuse aujourd'hui, sur l'initiative de Myriam Pellicane.

  • 10/03/18

    Chantier "Latence" avec Catherine Pierloz et Octavie Piéron lors des Histoires Provisoires à la Maison du Conte de Chevilly-Larue (Paris).
  • 08/02/18

    "Le prince-serpent" à l'Espace Delvaux (Bruxelles) dans le cadre du Festival Images Mentales
  • 12/01/18

    "Antre[s]" à la journée professionnelle de Chiny

Mon "poème" du mois de février...

Vous retrouverez tous mes poèmes dans l'onglet "Ecrits"

19# Ton absence 

 

Une présence.

Puis une béance

Depuis si longtemps.

 

Parfois un éclat m'éblouit

Me laisse fascinée

Et je ne peux plus en détacher les yeux.

De toutes mes forces je veux lui être liée, reliée, fusionnée.

Oui, fusionnée.

 

Un instant cet espoir fou

L'espoir que ton absence cesse

Alors ne plus penser qu'à ça, qu'à lui, qu'à elle, toujours un.e autre

Qui me complèterait, moi.

 

Moi endormie

D'un sommeil d'anesthésie.

Une torpeur

Pour ne pas souffrir

Ne rien sentir

Qu'une douleur sourde

A bas bruit comme disent les psys.

 

Une habitude

ce vide chronique

Compagnon

De vie, malgré moi

 

I'm a Fool

Je n'apprends pas

Car à chaque fois je me laisse prendre.

Et même,

j'y plonge de mon plein gré

Dans cette espérance folle

De t'avoir (re)trouvé

 

Julie Boitte | 31.01.2018 - Sur les jumeaux / Essai 2